La Chute de Constantia, κριτική στο Lecteurs

Né en 1971 à Khios, Yannis Makridakis poursuit des études de mathématiques, avant de choisir de retourner vivre, en autarcie, à Volissos, le village de son île natale. Altermondialiste engagé, Yannis Makridakis a déjà publié en Grèce, où il connaît un succès croissant du public et de la critique, plusieurs romans, nouvelles et ouvrages historiques.

 La chute de Constantia de Yannis Makridakis

La Chute de Constantia est son premier titre traduit en français.  Un auteur à découvrir et un roman qui se dévore.

Un jour d’octobre 2005, le facteur remet à Constantia une enveloppe épaisse ”Elle avait pensé qu’il y avait à l’intérieur un paquet avec quelques sucreries venant de l’île, des gâteaux aux amandes, confectionnés par la mère de son gendre qui savait qu’elle les aimait”.

Mais non, l’enveloppe renferme un épais paquet de feuilles, une longue lettre confession de son gendre,Yannis, qui la bouleverse et lui fait perdre connaissance dès les premières lignes. Sa voisine, Vanguelia, alertée par le bruit de la chute, vient la secourir et l’accompagne dans sa douloureuse lecture.

Au fil des pages, passant de la stupeur à la colère, elle découvre l’histoire de Yannis avant qu’il ne rencontre sa fille Anna et l’épouse. Ce gendre bien-aimé, originaire de Khios, l’île de l’arrière-grand-mère d’Anna, comment a-t-il pu la leurrer ?
Elle, la Grecque romiote restée en Turquie, qui pensait avoir donné sa fille en mariage à un Grec, apprend que son gendre est turc. Il le lui confesse.
La nouvelle réveille le douloureux passé des Grecs et des Ottomans et  ébranle la vieille dame et ses certitudes séculaires.

Une construction romanesque habile et précise, où le récit de Yannis est enrichi des remarques et commentaires des deux femmes. Un sens du suspens qui, passé les premières pages de la lettre nous fait sortir de l’histoire cadre, pour entrer dans l’incroyable passé de Yannis, qu’il a décidé de raconter à sa belle-mère ”(…) j’ai décidé de t’écrire cette lettre afin de te dire tout ce que, par le plus grand des hasards, j’ai appris sur moi-même et sur mon passé que je ne connaissais pas. ”

La structure du roman est telle que, comme les deux vieilles dames dans le silence de la nuit, le lecteur ne peut résister à l’appel des pages qui le mèneront de surprise en surprise… vers une fin heureuse.

Agathe Bozon

 

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